Une poussette à la maison

Quand j’étais enceinte, je ne voyais pas vraiment l’utilité d’une poussette et étais plus ou moins réticente à l’idée d’en avoir une.

Puis, mon bonhomme est né, nous sommes arrivé à la maison et le voile de la naïveté a disparu.  Je prenais enfin conscience qu’il n’y a vraiment que les cons qui ne changent pas d’avis !

Tout a commencé le jour je n’arrivais pas à calmer mon bonhomme. Il n’a cessé de pleuré durant 2 heures. Deux longues heures où rien ne fonctionnait, il pleurait, criait, se tirait le visage. Je ne pouvait même pas le mettre en écharpe tellement il était énervé et tendu.
Paniquée, fatiguée (une jeune maman quoi nous sommes toutes passées par là je pense, ou du moins une grande partie d’entre nous). Après mettre retrouvée debout, mon fils en sanglots dans les bras, moi pleurant tout autant, j’ai appelé la famille à la rescousse. Je ne savais vraiment pas quoi faire du tout, j’étais perdue.
Au téléphone, j’ai trouvée une oreille attentive et de bons conseils. Je me suis calmée, et mon bonhomme aussi.
On me parle de poussette. On me vante ses bien-faits en cas de crises, que cela calme le bébé, change les idées et permet surtout de prendre l’air !
Bon, je prend note et décide d’y réfléchir.
J’en parle à ma frangine qui me dit également qu’une poussette c’est quand même pas mal. Soit…

Ce week end là, je tâche mon écharpe de portage, et suis obligée de la laver entièrement. Séchage à l’air libre (surtout pas de sèche linge avec les « Je Porte Mon Bébé »). On se retrouve comme des cons à la maison, à devoir attendre qu’elle sèche. Il pleuvait dehors, pas très chaud à l’intérieur… et 2 jours sans pouvoir mettre le nez dehors. C’est long !
Je me dis qu’une poussette ce serait pas mal finalement…

On s’est alors trouvé une poussette pas trop cher (merci les soldes), compatible avec notre nacelle.
Aujourd’hui, on est équipé depuis plusieurs semaines. Et, même si je préfère largement l’écharpe de portage pour les balades, j’ai découvert qu’une poussette c’est vraiment pratique pour aller au resto, en dîner chez les copains,
Le bonhomme est en hauteur, tout à côté de moi, tout calme allongé, et si besoin, je peux le bercer tranquillement !

En ce qui concerne les balades pour aider le bonhomme à dormir, ce n’est pas tout à fait ça.
Il dort pendant la balade, mais se réveille dès qu’on franchit le seuil de la porte.
Faut dire qu’il a le sommeil super léger la journée !

Un joyeux bordel !

Avant l’arrivée de Bidule, nous n’étions pas maniaques, mais tenions une maison rangée, propre, et surtout rangée !
Depuis que Bidule est à la maison, c’est fou comme la maison a changé. On retrouve des bavoirs un peu partout, on ne prend plus le temps de mettre les choses en ordre… Non, bah non, puisque à tout cela s’est ajouté les changements de couches, les biberons, le tirage de lait, les câlins, les «je ne veux dormir que dans les bras de maman» … Et j’en passe !
Du coup, on va à l’essentiel, du moment que la maison est propre, tant pis si tout n’est pas rangé. Ça forme un joyeux bordel, en voilà une maison qui vit, une vie de famille bien remplie.

Heu… elle est où ma vie sociale ?

1 mois déjà, 1 mois que je passe mes journées avec mon fils : changer les couches, donner à boire, câliner, promener, faire les 100 pas dans la maison pour l’endormir…
1 mois que les seules personnes avec lesquelles j’ai eu une conversation sont : le personnel de la maternité, la caissière du supermarché (genre, bonjour / au revoir), ma sœur et mon père qui sont venu nous rendre visite, et mon mec…

Suis passée voir les copains 2 petites heures, je n’ai le temps d’avoir personne au téléphone…
Je me revois encore écrire mon article sur  » non je ne serais pas qu’une maman… » ouais ouais…

« bonjour, ici le retour à la réalité. Oui, vous ne serez qu’une maman et votre principal sujet de conversation sera votre fils parce que vous n’aurez le temps de ne faire que ça… »

Ha bon, d’accord…

Alors, je l’aime mon fils, je l’adore, je ne suis pas très bien quand je dois m’absenter de la maison, mais purée, je rêve d’une après-midi à avoir un autre sujet de conversation que « il a mangé à quelle heure ? t’as changé sa couche ? ».

 

L’allaitement maternel, ce n’est pas une mince affaire…

Être maman, élever un enfant, ce n’est vraiment pas une mince affaire !

Je me souviens encore de ma naïveté, lorsque j’étais enceinte. Disant « mais ça dort à cet âge là, je pourrais faire des choses… » ou d’autres conneries !

Aujourd’hui, ça fait un mois (déjà) que notre bout de chou est avec nous, un mois vraiment pas de tout repos (j’y reviendrais) et ou pas mal de certitudes se sont écroulées !

Tout à commencé dès la première semaine à la maternité.
Moi qui souhaitais absolument allaiter mon enfant, je me suis rendue compte que ce n’était vraiment pas si simple.
Mettre au monde un bébé de 4,330 kg, avec une césarienne, c’est se rendre compte qu’en 1- il va vite avoir faim et 2- la montée de lait va se faire trèèèès lentement.

A la maternité, y’a plein de puéricultrices (ouais équipe en 3-8, donc ça change 3 fois par 24h, c’est le top !) qui sont là pour t’accompagner dans cette nouvelle vie, à te montrer les premiers gestes, dont l’allaitement.

Je passe les détails, mais pendant 6 jours, on s’est battues (oui c’est le terme) pour pouvoir mettre au sein le bonhomme. Lui, devant cette assiette quasi vide (même carrément vide les premiers jours), qui pleurait de faim, d’énervement.
Moi, à essayé tant bien que mal à l’accompagner, à ne pas pleurer et essayer de comprendre que ça prendrait du temps, mais qu’on y arriverai.
Ouais, ouais…. sur une vingtaine d’essais, 4 ont été concluants et uniquement 2 très positifs !
6 jours plus tard, j’étais dépitée. Mon fils refusait mon sein, je me sentais incapable et coupable de ne pouvoir le nourrir.

Et ce n’est que 6 jours plus tard que l’on m’a donné LA solution : tirer mon lait pour pouvoir lui donner toutes mes bonnes choses !
Bon on m’a aussi averti qu’avec un gros bébé comme ça, je n’aurait certainement pas assez de lait pour le nourrir. En gros, il aura toujours un temps d’avance sur ma production…

Une très bonne idée sur le papier, mais dans la réalité, ce n’est pas si facile.
Tirer son lait, c’est avoir minimum 15 minutes de libre toutes les 4/3 heures par jour… et avec un bébé qui a besoin d’être dans les bras, qui pleure beaucoup. Avec les biberons à donner, les couches à changer, la fatigue, la vaisselle des téterelles et des biberons les tours de maison pour le faire dormir…
La journée devient super courte !!

Aujourd’hui, j’arrive à tirer 3 à 4 fois par jour. Le plus souvent, lorsque le papa est là, et je peux lui donner 2 à 3 (quand tout va bien) biberons de lait maternel par jour. Sur les 6 quotidiens, c’est peu !

Je vis cela comme un échec.
Ne pas avoir réussi à lui donner le sein me faisait mal.
Mais pour moi, le plus important étant de lui donner mon lait et toutes ses bonnes choses.
Aujourd’hui, j’en suis à constater que : soit je m’occupe de mon bébé, et suis avec lui à 100%, soit je le laisse pleurer pendant 45 minutes, le temps que je fasse le plein de lait et la vaisselle. Ce 6 fois par jour !!!
Franchement, ce serait de la torture, pour lui comme pour moi. Laisser pleurer un bébé de cet âge, il n’y a que les bourreaux pour oser faire ça !

J’étais tellement persuadé que l’allaitement maternel était facile, c’est une belle baffe que je me suis prise…
J’en suis réduite à donner à mon fils des biberons de pepti, en me disant à chaque fois que c’est dégueu, que ça pu (ouais franchement, le pepti ça sent vraiment très mauvais). Alors que j’ai en moi un lait largement meilleur, plein de bonnes choses pour lui, mais que je suis incapable que lui fournir, si ce n’est que 2 à 3 fois par jour.

Je me dis régulièrement, que c’est toujours ça de pris, qu’au moins, je donne tout va que je peux pour lui donner du lait maternel, que je n’ai pas choisi la facilité en passant tout de suite au lait en boite… mais je ne peux m’empêcher de penser que je m’attendais à mieux.

11 jours, déjà…

Voilà, 11 jours déjà que j’ai le plaisir de tenir mon petit bonhomme dans mes bras.

Tout a commencé le dimanche 9 juin, à 19h30. Nous étions tranquillement à la maison lorsque Dame Nature a tout lâché. Ni une, ni deux, nous avons pris la route pour la maternité.

Arrivé là-bas, on constate que mon liquide amniotique est teinté. On me dit que ce n’est pas très grave, mais qu’il ne faudra pas que l’accouchement dure trop longtemps. Soit…

On nous installe directement dans une salle de travail, monitoring en place, et on nous demande de patienter. Et là, le temps s’arrête.
Je ne pensais qu’à une chose : « je vais enfin faire la rencontre de mon fils ! Bientôt, il sera dans mes bras, tout contre moi. »

Quelques heures plus tard, pause de la péridurale, les contractions sont plus fortes, ça vient bon ! Il devait être 22/23h. J’étais concentrée à respirer et contrôler ma douleur.

Puis, tout s’est enchaîné, la péridurale s’est installée, les douleurs se sont légèrement estompées et on pensait que d’ici 3 heures du mat’, le p’tit bonhomme serait avec nous.

3h, rien, et les douleurs qui reviennent.
4h, rien… sous gaz euphorisant pour que je supporte mieux la douleur. Avoir mal, avoir des contractions, sentir le travail commencer et ne pas pouvoir empêcher un fou rire, c’est assez étrange !

4h30, allez, on y va !
Va falloir pousser, pousser, respirer, repousser.

1h30 plus tard, Bébé n’avait pas vraiment bougé et moi je commençais à être exténuée.
On appelle le médecin, il examine la situation, je continue de pousser du plus fort et le plus souvent que je peux. Mais rien y fait ! Bébé fait le yoyo.

Et là, j’entends : « Bon, on n’a plus le choix, faut y aller ».

Je comprends tout de suite, situation d’urgence. Le liquide teinté, moi qui ne suis plus en mesure de faire mon travail (1h30 que je bosse autant que je peux).

On me prévient, me prépare, m’emmène dans une autre pièce.
Là, il n’y a plus d’horloge et dans ma tête une seule chose tourne en boucle « pourvu qu’il aille bien ! »

On me parle, mon homme est près de moi, me soutiens.
Tout ce que je sais, c’est que ça m’a parue durer très longtemps. Mais à 6h30 j’étais sur la table d’opération et à 7h02, il naissait.
Je n’ai rien entendu, pas un seul cri, pas un seul « votre fils est né ». Non, on ne m’a rien dit.
J’ai simplement posé une question à une nana à côté de moi « ils en sont où ? Va-t-il bientôt sortir ? ».

Et la nana de me répondre « mais il est déjà sorti votre bébé ».

Quelle douleur de ne pas avoir entendu son premier cri. Je savais déjà que son premier câlin de serait pas de moi, que je ne le verrai pas avant plusieurs heures…

Et puis, on me l’a présenté. Moi allongé devant un drap, lui portant un bonnet, juste à côté de ma tête, on s’est regardé, je lui ai dit que je l’aime, que j’étais heureuse de le voir, j’ai pleuré (fatigue, joie, peine de ne pouvoir le prendre) et puis il est parti avec son papa.
Je suis restée encore un certain temps sur la table, à attendre que les soins se terminent. Je savais que mon fils était entre de bonnes mains, avec son papa, et qu’il allait très bien s’en occuper.
A ce moment, je ne pensais plus au fait que je n’étais pas avec lui, je me disais qu’il n’était pas seul et que c’était le plus important.
J’avais, pendant l’opération demandé à on homme d’expliquer à notre fils que si maman n’est pas là tout de suite, que le l’aime et que je serais bientôt de retour.
Je voulais à tout prix qu’il ne se sente pas abandonné. Il avait quand même entendu ma voix pendant des mois, reçu mes caresses…

Trois heures plus tard, je rentrais dans ma chambre et attendais mon fils. On me l’a posé sur moi, et voilà, j’étais apaisée, heureuse et totalement crevée, exténuée !

Le rendez-vous du 9ème mois et mon petit coup de gueule

Cette semaine, j’ai eu mon rendez-vous du 9ème mois à l’hôpital. Le genre de rendez-vous que je n’aime pas du tout. Une nouvelle rencontre avec une sage-femme que tu connais ni d’Eve ni d’Adam (et réciproquement).

Au moment de l’auscultation : superbe contraction, le ventre bien tendu.
Et à elle de me dire comme ça : « ho mais vous avez un gros ventre !!! ça va être un gros bébé !!! »
Mouais, « comment ça un gros bébé, ça veut dire quoi ? »  et la question que j’aurai aimé poser « Comment pouvez-vous dire ça d’un seul coup d’œil, d’une légère palpation de mon ventre tout contracté ?? »
En fait, tu es là, sur la table inconfortable, à prendre dans la tronche les réflexions pas agréables de cette femme que tu ne connais pas, et qui ne te connais pas.

Jusqu’au moment où elle ajoute : « ho mais il est vachement haut ce bébé !! Vous aurez peut être une césarienne… »
Là, t’aurais aimé lui dire « non, mais attends ma poule, il me reste un peu plus de 3 semaines avant la date présumée de l’accouchement. S’il est haut, c’est qu’il n’a pas encore prévu de montrer le bout de son nez, et voilà ! »
Mais en fait, tu encaisses, ça te fais réfléchir.
Tu rentre chez toi « putain, c’est quoi un gros bébé ?? 4/5 kilos ??? » « Pourquoi me parler tout de suite d’une césarienne ? parce qu’il va être gros ? parce qu’il n’aura pas la tête bien placée ? » et tu penses très fort « quelle connasse !! ».

C’est tout à fait ce que je n’aime pas dans les hôpitaux. Rencontrer des gens qui parle trop rapidement. 
La dernière fois, c’était y’a 1 an et demi une endocrinologue, qui avec un simple questionnaire m’a dit « vous savez, je pense que vous avez des ovaires polykystiques, et vous aurez certainement beaucoup de mal à avoir des enfants… vous ne pourrez peut être jamais en avoir ». 
J’étais rentré chez moi, en larmes, j’avais déjà pas mal pleuré devant elle, la boule au ventre, la peur de dire ça à mon homme qui désirait plus que tout (plus que moi) un enfant… Bref, des mois d’analyses… tout ça pour apprendre que cette connasse c’était complètement trompée ! Personnellement, j’appelle ça le Syndrome Dr House*.

Pour revenir à nos moutons, mardi prochain, j’ai une nouvelle échographie pour prendre les mesures de Bébé, et j’espère que cette sage-femme a aussi été atteinte du syndrome Dr House, qu’elle se sera trompée !
Plus j’y pense et plus je me dis que ça doit être très calme en ce mois de mai, que juin sera saturé, et qu’un bébé qui sortirait plus tôt, ça l’arrangerai bien…

 

*Syndrome Dr House : Personne qui croit avoir la science infuse et sort des diagnostics sans avoir toutes les infos.

3 semaines !

Encore 3 semaines et nous rencontrerons notre petit machin. Autant dire que c’est demain !!

3 semaines, je me disais « hoooo c’est bon, j’ai encore le temps de préparer nos valises, de terminer les courses et les lessives ».
Je me disais ça jusqu’au coup de fil de ma frangine qui m’a dit « QUOI ?! Rien n’est encore prêt ?! Non mais tu attends quoi ?! » Moi « heu, y’a encore 3 semaines, j’ai le temps, je fais les choses tranquillement »…
Et elle de me répondre « Heu, maintenant, il peut arriver à n’importe quel moment. Grouille toi de préparer vos affaires… »

3 semaines, c’est rien, mais c’est beaucoup.
3 semaines, c’est le temps qu’il nous reste à l’homme et moi-même de profiter de quelques grasses matinées, de retourner dans nos 2 restos préférés et de nous faire une séance de ciné…
3 semaines, c’est le temps qu’il me reste pour me préparer à cette rencontre, à cette nouvelle vie, de … ouf j’en perds mon souffle !

 

C’est bizarre mais, j’ai la trouille !
Un an pour qu’il arrive ce bonhomme, maintenant plus de 8 moins qu’il grandit tranquillement dans mon ventre, qu’on a créé un lien, qu’on se dit bonjour, qu’il vient se blottir contre ma main…

Pourtant, j’ai la trouille.
Une trouille irrationnelle que (je pense) nous sommes plusieurs à vivre – ou avoir vécu-…

L’accouchement va-t-il bien se passer ?
Allons-nous nous reconnaître ?
Vais-je réussir à me lever la nuit, à toujours être souriante avec lui (même lorsqu’il pleurera beaucoup et fort) ?
Vais-je l’aimer correctement et réussir à le rendre heureux ?
Vais-je réussir à contrôler mes angoisses (déjà présentes) de mort subite du nourrisson ?
Vais-je m’occuper de lui correctement ?

Ces putains de questions qui tournent dans ma tête, qui reviennent régulièrement.
Heureusement, j’ai la chance de partager ma vie avec un homme merveilleux, qui me dit que je ne suis pas seule, que lui aussi sera là, et qu’on sera une équipe bien soudée !

Autant vous le dire, j’ai enregistré ses propos, lui ai fait signer un papier, pour qu’il n’oublie jamais ces paroles !  😉 

 

Quand la chambre de bébé a faillie être bleue…

Bon, j’ai un léger problème avec les stéréotypes… Une chambre bleue pour un garçon et rose pour une fille… c’est pas vraiment mon truc.
J’aime les teintes sobres pour les murs et apporter les couleurs par la déco, les objets, les meubles…

J’en ai parlé avec l’homme, qui était plutôt d’accord avec moi. Jusqu’au moment où chez Legros Malin, il a vu ce joli bleu très clair, et m’a dit « ho on prend ça ?!! »
Comment dire…. « non ». Bon, comme je ne voulais pas vexer monsieur et ne pas passer pour la connasse de service, qui décide de tout, j’ai préférer dire « pourquoi pas », et chercher un compromis.

Dans ma tête résonnais « bleu, non mais pas bleu ! Toute la chambre en plus !! D’ici quelques années, faudra tout changer, refaire les peintures… hooo la galère !!! pas bleu, pas bleu… Mais c’est quoi ce mec qui change d’avis toutes les 5 minutes !! On était d’accord pourtant ! »

Après quelques minutes de recherche, je trouve un léger gris galets, bien sympa. Il ne fait pas trop blanc, ne tirera jamais sur le jaune (genre coquille d’œuf), et puis c’est une couleur intemporelle qui va aussi bien à un bébé, qu’un petit garçon, voir même un ado (si on n’a pas déménager d’ici là). En plus, question déco, le gris clair, ça va avec tout !
Pour satisfaire mon amoureux, j’ai eu l’idée de trouver du papier peint, de couleur vert vif et bleu turquoise foncé (ouais je suis douée avec le nom des couleurs), ça apportera un peu de peps à la chambre !

Bon, il a fallu argumenter, me souviens plus trop des mots que j’ai employés… mais les murs ne sont pas bleus ! Et ça, c’est bien !

Je ne veux pas devenir une maman, et oublier ma vie !

Ça non !
Je connais pas mal de femmes, qui après l’arrivée de leurs enfants sont devenues… des mères !

Leur seul sujet de conversation était devenu leur enfant.
Franchement, à cette époque, je m’en foutais royalement, que machin fasse ses premiers pas, qu’il parle, qu’il râle, qu’il pleure… « Oui, oui ma poule, parle, mais t’as pas un autre sujet parce que je m’ennuie moi ?! »
Malheureusement, à cause de ça, j’ai perdu des copines avec qui je m’entendais bien, avec qui l’on discutait de beaucoup de choses, parce que leur vie était centrée uniquement sur leur progéniture.

Bon, j’espère ne vexer personne. Bien entendu, chacune vie sa maternité comme elle l’entend !
Mais, je ne veux pas faire partie de ces femmes qui mettent leur vie de côté pour leurs enfants.

Je trouve cette façon de vivre pas super saine, que ce soit pour l’enfant, la mère et même le conjoint.
Un jour, ce bébé sera grand, et voudra vivre sa vie. Je pense à toutes ces femmes (peut être même certains hommes) qui ont mis leur vie professionnelle ou amoureuse de côté pendant des années pour s’occuper de bébé. Ne voyant leurs vies qu’à travers LUI ! Ses vêtements, sa chambre, les aliments qu’il aime, le temps qu’il veut passer avec elles, les crises de jalousies parce que maman est sortie sans lui…

Un jour, bébé sera grand, quittera le nid, volera de ses propres ailes, et là, pour ces personnes qui ont tout lâché pour leur bambin, il y aura comme un sentiment d’abandon.
Et ces personnes se poseront la question fatidique : « Je fais QUOI maintenant ?! »

Je n’ai pas envie de ça !
1- Je veux prouver à mon enfant qu’en bossant, on y arrive. Qu’on peut faire plein de choses dans la vie, mais qu’il faut se battre.
2- Je veux lui apprendre plein de choses ! Je ne veux pas simplement être celle qui fait à manger, s’occupe de la maison, lui achète ses fringues et qui (par souci d’emploi du temps) fait un boulot qui ne lui plait pas. (bon vous allez dire, en ce moment, on ne fait pas toujours ce qu’on veut, mais ça aussi c’est une preuve de courage, un bon exemple pour son chérubin).

C’est certainement une question d’éducation. J’ai des parents qui ont toujours fait un métier qui leur plaisait, ils ne comptaient pas leurs heures. A mon grand regret (quand j’étais enfant).
Mais en grandissant, j’ai compris que l’on ne peut pas vivre exclusivement pour ses enfants. On ne fait pas d’enfants pour qu’ils restent avec nous, tout contre nous.
Non, on fait des enfants pour qu’ils s’épanouissent, deviennent grands et vivent leur vie.
Et, selon moi, il n’y a pas plus bel exemple que de vivre notre vie, nous aussi.

Bon, je nuancerais évidement en disant que, mon fils, c’est mon fils et que je ferais tout (tout mon possible) pour qu’il soit heureux, et je serais toujours à ses côtés !

Néanmoins, vivre QUE pour lui, faire des choses QUE pour lui, non merci.
Je tiens aux quelques amis que j’ai, je ne veux pas les saouler avec La Vie de Junior. Je ne veux pas connaître uniquement les programmes pour enfants (à la minute près), je ne veux pas uniquement fréquenter les endroits dédiés aux enfants !

Non, non, je veux continuer à faire des choses d’adultes, avec des adultes, d’avoir des conversations d’adultes !

C’est d’ailleurs la raison de ce blog.
Ça me permet de raconter cette nouvelle vie. Parce que, que je le veuille ou non, ma vie change et sera encore plus bouleversée une fois que Bébé sera là.
Et ça permet à mes amis de ne pas trop en entendre parler de cette nouvelle vie.
Je partage, je cloisonne, et pour le moment, ça me va bien !

Poussette or not poussette ?!

Bon, à quelques mois de la naissance du petit machin, cette question revient régulièrement : est-ce qu’on prend une poussette ?!

Personnellement, je trouve qu’une bonne écharpe de portage fera très bien l’affaire. On porte Bébé, on en profite, on est tout de suite « alerté » au moindre souci : perte de tétine, trop froid, trop chaud,…
On prend beaucoup moins de place dans les magasins !

J’ai de mauvais souvenirs d’expériences en fauteuil roulant :
On ne rentre pas dans n’importe quelle boutique, parce que c’est trop petit, trop serré.
Les gens stagnent et quand on leur demande de se pousser, ils font semblant de ne pas te voir. Alors au bout de 3 demandes polies, ce sont leurs chevilles qui trinquent. C’est normal, tu es excédée !
Je pense qu’avec une poussette, je rencontrerai les mêmes désagréments.
Sans oublier ces gens qui vont se pencher sur la poussette pour regarder bébé alors que tu ne les connais ni d’Eve, ni d’Adam !

Sans parler du prix des poussettes, qui passe du simple au double. Qui, pour avoir une poussette potable (pratique et tout ça), il faut dépenser une somme hallucinante ! Si c’est pour ne jamais s’en servir ou 1 à 2 fois par an, ce n’est pas terrible !

En fait, cette question, elle se pose surtout pour l’homme, qui appréhende un peu l’écharpe de portage, qui est tellement habitué à voir tous ces parents pousser fièrement leur progéniture…
J’espère qu’il appréciera autant que moi l’écharpe ! Sinon, quitte à ne pas porter son enfant et à le pousser comme on pousse un caddie, autant que ce soit moi qui le porte, hein ?!