Sa première nuit dans sa chambre !

Oui, oui il a dormi dans notre chambre, même si je ne l’allaitais pas au sein, même si c’était le papa qui donnait le biberon pendant que moi je tirais mon lait à 4h du matin, même s’il a rapidement fait ses nuits et même si sa chambre et juste en face de la notre !
Oui, il a dormi à mes côtés pendant 2 mois et demi, j’en avais besoin, j’avais besoin de l’entendre respirer, d’être près de lui en cas de perte de tétine…

Mais il y a deux jour, j’ai fébrilement décidé de le faire dormir dans son lit, dans sa chambre bref, loin de moi !
Ce soir là, au lieu de prendre mon fils mon le mettre près de moi, je suis allée dans sa chambre pour voir si tout allait bien, lui dire doucement de passer une bonne nuit.
Je suis restée au moins 10 minutes à côté de lui, à me dire « purée, mais c’est moi qui vais  dormir dans sa chambre si ça continue… ».

Malgré la minuscule distance entre sa chambre et ma chambre, j’ai branché le babyphone, je suis resté éveillée à l’écouter dormir, seule (enfin seule… l’homme dormait à côté !).
Mais oui, je me sentais seule. C’est étrange ce sentiment immense, plus rien n’existe. C’en est flippant parce que je ne m’attendais vraiment pas à ce genre d’excès. (on y reviendra)

Je suis restée longtemps, à attendre, attendre de dormir, à écouter sa respiration dans le babyphone et me raisonner en me disant « allez, tout va bien, dors !! »
Je me suis rendue vite compte que le babyphone ne servait strictement à rien parce que j’entendais parfaitement mon fils, mais ça ne m’a pas empêché de le laisser allumer !

Bon, j’ai finalement sombré, d’un œil, d’une oreille, attendant que mon bébé m’appelle. Je le connais bien, vers 4h du matin il se réveille un peu et cherche désespérément sa tétine !
Je l’entends chercher, faire des petits bruits, et je viens l’aider. 1 fois, 2 fois, 3 fois…. 6, 7 fois !
Quand il est à côté du lit, c’est facile, il suffit de tendre le bras. Mais maintenant qu’il est dans sa chambre, c’est chiant !

Ce soir, ce sera sa 4ème nuit dans sa chambre… je m’y fait petit à petit et c’est tellement beau de se lever le matin pour être accueilli par ses si jolis sourires !

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L’allaitement maternel, ce n’est pas une mince affaire…

Être maman, élever un enfant, ce n’est vraiment pas une mince affaire !

Je me souviens encore de ma naïveté, lorsque j’étais enceinte. Disant « mais ça dort à cet âge là, je pourrais faire des choses… » ou d’autres conneries !

Aujourd’hui, ça fait un mois (déjà) que notre bout de chou est avec nous, un mois vraiment pas de tout repos (j’y reviendrais) et ou pas mal de certitudes se sont écroulées !

Tout à commencé dès la première semaine à la maternité.
Moi qui souhaitais absolument allaiter mon enfant, je me suis rendue compte que ce n’était vraiment pas si simple.
Mettre au monde un bébé de 4,330 kg, avec une césarienne, c’est se rendre compte qu’en 1- il va vite avoir faim et 2- la montée de lait va se faire trèèèès lentement.

A la maternité, y’a plein de puéricultrices (ouais équipe en 3-8, donc ça change 3 fois par 24h, c’est le top !) qui sont là pour t’accompagner dans cette nouvelle vie, à te montrer les premiers gestes, dont l’allaitement.

Je passe les détails, mais pendant 6 jours, on s’est battues (oui c’est le terme) pour pouvoir mettre au sein le bonhomme. Lui, devant cette assiette quasi vide (même carrément vide les premiers jours), qui pleurait de faim, d’énervement.
Moi, à essayé tant bien que mal à l’accompagner, à ne pas pleurer et essayer de comprendre que ça prendrait du temps, mais qu’on y arriverai.
Ouais, ouais…. sur une vingtaine d’essais, 4 ont été concluants et uniquement 2 très positifs !
6 jours plus tard, j’étais dépitée. Mon fils refusait mon sein, je me sentais incapable et coupable de ne pouvoir le nourrir.

Et ce n’est que 6 jours plus tard que l’on m’a donné LA solution : tirer mon lait pour pouvoir lui donner toutes mes bonnes choses !
Bon on m’a aussi averti qu’avec un gros bébé comme ça, je n’aurait certainement pas assez de lait pour le nourrir. En gros, il aura toujours un temps d’avance sur ma production…

Une très bonne idée sur le papier, mais dans la réalité, ce n’est pas si facile.
Tirer son lait, c’est avoir minimum 15 minutes de libre toutes les 4/3 heures par jour… et avec un bébé qui a besoin d’être dans les bras, qui pleure beaucoup. Avec les biberons à donner, les couches à changer, la fatigue, la vaisselle des téterelles et des biberons les tours de maison pour le faire dormir…
La journée devient super courte !!

Aujourd’hui, j’arrive à tirer 3 à 4 fois par jour. Le plus souvent, lorsque le papa est là, et je peux lui donner 2 à 3 (quand tout va bien) biberons de lait maternel par jour. Sur les 6 quotidiens, c’est peu !

Je vis cela comme un échec.
Ne pas avoir réussi à lui donner le sein me faisait mal.
Mais pour moi, le plus important étant de lui donner mon lait et toutes ses bonnes choses.
Aujourd’hui, j’en suis à constater que : soit je m’occupe de mon bébé, et suis avec lui à 100%, soit je le laisse pleurer pendant 45 minutes, le temps que je fasse le plein de lait et la vaisselle. Ce 6 fois par jour !!!
Franchement, ce serait de la torture, pour lui comme pour moi. Laisser pleurer un bébé de cet âge, il n’y a que les bourreaux pour oser faire ça !

J’étais tellement persuadé que l’allaitement maternel était facile, c’est une belle baffe que je me suis prise…
J’en suis réduite à donner à mon fils des biberons de pepti, en me disant à chaque fois que c’est dégueu, que ça pu (ouais franchement, le pepti ça sent vraiment très mauvais). Alors que j’ai en moi un lait largement meilleur, plein de bonnes choses pour lui, mais que je suis incapable que lui fournir, si ce n’est que 2 à 3 fois par jour.

Je me dis régulièrement, que c’est toujours ça de pris, qu’au moins, je donne tout va que je peux pour lui donner du lait maternel, que je n’ai pas choisi la facilité en passant tout de suite au lait en boite… mais je ne peux m’empêcher de penser que je m’attendais à mieux.