Parfois, je l’imagine plus grand, plus vieux…

Parfois, je regarde mon fils, souriant et adorable comme bébé. Je suis fier de lui dès qu’il fait des progrès… Si l’on peut appeler cela des progrès car, à en croire les autres, mon petit bonhomme est un bébé très éveillé et très tonic.
Personnellement, je n’en sais rien. Je débute et les bébés je n’y connais pas grand chose.
Je ne fais rien pour le stimuler d’avantage, je lui parle beaucoup, je passe beaucoup de temps avec lui, peut être que ça aide,j’en sais rien et franchement je m’en fiche.
Je profite tout simplement d’être avec lui.

Néanmoins, parfois je l’imagine plus grand, plus vieux… Avec un peu plus de cordes à son arc, avec plus d’expériences et, j’espère pouvoir toujours lui apporter ce dont il a besoin.

Quand j’entends les autres parler de lui, je sens dans le son de leur voix comme une suggestion à être fier de lui, à lui en demander plus, juste pour voir jusqu’où il pourrait aller….
Mais quelle idée !!!

Il est hors de question que j’en fasse une bête de compétition, une sorte d’enfant savant. Ça le mènerait a quoi ?! Et pourquoi lui en demander plus s’il le fait déjà par lui-même ?!

Tout ce que je souhaite, tout ce sur quoi je travaille, c’est qu’il soit heureux, qu’il ait confiance en lui, confiance en moi et qu’il devienne autonome. Petit à petit, à son rythme…

Et quand je l’imagine plus vieux, c’est toujours avec ces questions :

Aura-t-il assez confiance en moi pour me parler ?
Aura-t-il assez confiance en lui pour avoir son jardin secret et agir comme il l’entend ?
Saurai-je être à ses côtés pour qu’il grandisse sereinement ?
Saurai-je lui donner les clés pour qu’il puisse s’affirmer et ne pas se laisser marcher sur les pieds ? En respectant les autres ?!

Je sais bien qu’un jour il m’enverra balader, qu’il voudra s’affirmer et couper le lien qui nous unis pour former sa propre personnalité. Mais j’espère qu’il gardera au fond de lui ce que je lui aurait transmis…

Les méthodes Montessori s’invitent à la maison

C’est fou comme les lectures changent avec l’arrivée d’un bébé !
Moi qui étais plutôt lecture professionnelles ou roman (avec une grande préférence pour David Lodge), je me retrouve à lire des bouquins de puériculture, d’éducation, et j’en passe.

Faut dire que l’on se sent tellement désemparée, tellement seule devant ce Petit Être que l’on ne comprend pas toujours, qu’avoir un peu de pistes s’avère assez utile.

J’avais commencé enceinte, avec la lecture de Maman débutante.
Un livre rigolo qui parle de la grossesse et des premiers mois du bébé. En bref, ce qu’il faut savoir pour ne pas être trop perdue…

Quand j’ai accouché, l’amie de mon père (sa femme, ma belle-mère…. bref) m’a offert 2 bouquins pour m’aider à comprendre cette peur qui m’envahissait petit à petit. Une façon pour elle de me faire comprendre que ce que j’étais en train de vivre était normal, que bon nombre de femme ont vécu la même chose.

Livre_bébé_dis_moi_qui_tu_es_grandsenneLe premier, que j’ai dévoré !
Bébé dis-moi qui tu es, de Philippe Grandsenne.
En gros, ça parle de bébé (oui oui), sa façon de vivre, des réponses à certaines questions. C’est légèrement écrit comme un roman, décrivant le bébé comme un être pourvu de tous les réflexes que nous n’avons plus. En gros, qu’il existe chez le bébé des traces de nos ancêtres.
J’avoue, je ne suis pas très douée pour parler des bouquins que j’ai lu.
Mais c’est un livre que j’ai beaucoup aimé, qui nous déculpabilise en quelque sorte, quand on entends les belles-mères, belles-sœurs et autre dire que nous lui donnons de mauvaises habitudes à le porter, le prendre dans nos bras quand il pleure, que le bébé fait des caprices… Philippe Grandsenne nous déculpabilise dans ce sens où il nous dit qu’écouter les autres ne sert à rien, qu’il faut faire comme on le sent, que c’est bon pour nous comme pour le bébé.

Le second, est plus pratique, à garder près de soi.
J’élève mon enfant, de Laurence Pernoud.
Bon, visiblement, c’est un classique. Le genre de bouquin que chaque famille – ou presque – a chez elle.

C’est beaucoup plus théorique, mais ça répond à pas mal de questions. Pour ma part, ça m’a permis d’anticiper une infection urinaire que mon petit bout et d’être aux urgences avant la montée de fièvre ! Merci le paragraphe « pleurs » où l’on évoque les gémissements en disant qu’il faut foncer aux urgences !

60 activités Montessori pour mon bébéEt dernièrement, je me suis posée la question « mais on fait quoi avec un bébé pour l’éveiller et jouer ? »
Ayant entendu parler de Montessori et de l’accompagnement de l’enfant à devenir autonome, j’ai acheter le livre « 60 activités Montessori pour mon bébé ». Bon, il y a beaucoup de bon sens, mais les mobiles proposés sont vraiment très jolis !
Alors, je m’y suis attelée et le bonhomme a l’air d’apprécier.
mobile des octaèdresPour le moment, je n’ai fabriqué que le mobile le plus coloré, le mobile des octaèdre et j’ai installé un matelas d’éveil dans sa chambre.
Ce bouquin m’a aussi donné une bonne idée, celle d’installer un miroir près de l’espace de jeu du bonhomme. J’avais initialement pensé l’installer sur sa porte, mais les arguments proposés – bébé relève sa tête plus facilement lorsqu’il est sur le ventre, qu’il prend conscience de l’espace… – me plaisent assez.

Bientôt, le mobile de Munari sera fabriqué, il est aussi vraiment joli ! 🙂

Je ne veux pas devenir une maman, et oublier ma vie !

Ça non !
Je connais pas mal de femmes, qui après l’arrivée de leurs enfants sont devenues… des mères !

Leur seul sujet de conversation était devenu leur enfant.
Franchement, à cette époque, je m’en foutais royalement, que machin fasse ses premiers pas, qu’il parle, qu’il râle, qu’il pleure… « Oui, oui ma poule, parle, mais t’as pas un autre sujet parce que je m’ennuie moi ?! »
Malheureusement, à cause de ça, j’ai perdu des copines avec qui je m’entendais bien, avec qui l’on discutait de beaucoup de choses, parce que leur vie était centrée uniquement sur leur progéniture.

Bon, j’espère ne vexer personne. Bien entendu, chacune vie sa maternité comme elle l’entend !
Mais, je ne veux pas faire partie de ces femmes qui mettent leur vie de côté pour leurs enfants.

Je trouve cette façon de vivre pas super saine, que ce soit pour l’enfant, la mère et même le conjoint.
Un jour, ce bébé sera grand, et voudra vivre sa vie. Je pense à toutes ces femmes (peut être même certains hommes) qui ont mis leur vie professionnelle ou amoureuse de côté pendant des années pour s’occuper de bébé. Ne voyant leurs vies qu’à travers LUI ! Ses vêtements, sa chambre, les aliments qu’il aime, le temps qu’il veut passer avec elles, les crises de jalousies parce que maman est sortie sans lui…

Un jour, bébé sera grand, quittera le nid, volera de ses propres ailes, et là, pour ces personnes qui ont tout lâché pour leur bambin, il y aura comme un sentiment d’abandon.
Et ces personnes se poseront la question fatidique : « Je fais QUOI maintenant ?! »

Je n’ai pas envie de ça !
1- Je veux prouver à mon enfant qu’en bossant, on y arrive. Qu’on peut faire plein de choses dans la vie, mais qu’il faut se battre.
2- Je veux lui apprendre plein de choses ! Je ne veux pas simplement être celle qui fait à manger, s’occupe de la maison, lui achète ses fringues et qui (par souci d’emploi du temps) fait un boulot qui ne lui plait pas. (bon vous allez dire, en ce moment, on ne fait pas toujours ce qu’on veut, mais ça aussi c’est une preuve de courage, un bon exemple pour son chérubin).

C’est certainement une question d’éducation. J’ai des parents qui ont toujours fait un métier qui leur plaisait, ils ne comptaient pas leurs heures. A mon grand regret (quand j’étais enfant).
Mais en grandissant, j’ai compris que l’on ne peut pas vivre exclusivement pour ses enfants. On ne fait pas d’enfants pour qu’ils restent avec nous, tout contre nous.
Non, on fait des enfants pour qu’ils s’épanouissent, deviennent grands et vivent leur vie.
Et, selon moi, il n’y a pas plus bel exemple que de vivre notre vie, nous aussi.

Bon, je nuancerais évidement en disant que, mon fils, c’est mon fils et que je ferais tout (tout mon possible) pour qu’il soit heureux, et je serais toujours à ses côtés !

Néanmoins, vivre QUE pour lui, faire des choses QUE pour lui, non merci.
Je tiens aux quelques amis que j’ai, je ne veux pas les saouler avec La Vie de Junior. Je ne veux pas connaître uniquement les programmes pour enfants (à la minute près), je ne veux pas uniquement fréquenter les endroits dédiés aux enfants !

Non, non, je veux continuer à faire des choses d’adultes, avec des adultes, d’avoir des conversations d’adultes !

C’est d’ailleurs la raison de ce blog.
Ça me permet de raconter cette nouvelle vie. Parce que, que je le veuille ou non, ma vie change et sera encore plus bouleversée une fois que Bébé sera là.
Et ça permet à mes amis de ne pas trop en entendre parler de cette nouvelle vie.
Je partage, je cloisonne, et pour le moment, ça me va bien !