Ces femmes que j’envie !

Elles sont sûres d’elles, belles à souhait, n’hésitent jamais quand il s’agit de remettre quelqu’un à sa place et dire le fond de leur pensée.
Moi, je suis plutôt discrète, renfermée sur moi, à penser tout bas ce que je devrais dire tout haut… J’aime pas les conflits !
Elles, elles mènent leurs vies de familles, de femmes, d’amies, d’une main d’acier. Toujours pleines de vie, à vouloir faire plaisir, à courir partout pour cela.
Elles sentent bon. Cette odeur de maman, une odeur réconfortante. On a envie de se nicher dans leurs bras et de ne plus en sortir.
Leurs maisons transpirent la vie, il y a toujours un truc dans le four ou sur le feu. Un truc qui sent bon et qui sera délicieux !

Comme je les jalouse, moi qui ne serais peut être jamais comme elles…
Pourtant, je fais beaucoup d’efforts. Je travaille beaucoup sur moi pour quitter ce corps de post ado et devenir la femme que je dois être.
Ce n’est pas très simple, parce que le naturel revient souvent au galop. Pourtant, ma vie professionnelle m’y oblige énormément.
Et, c’est facile d’être à l’aise quand on maîtrise son sujet !

J’espère, un jour, maitriser autant ma vie perso, pouvoir faire tout ce qui me fait envie. Et je pense que ce blog m’accompagnera.

Ma double vie

Maintenant que je suis bien moins fatiguée, que Bébé fait ses nuits et surtout que je sors petit à petit de ma bulle, je reprends doucement les activités d’avant.
Chose pas si simple lorsque l’on a un petit bonhomme qui ne dort pas le jour et qui râle quand on ne s’occupe pas de lui !

Alors, le jour, je donne le biberon, change les couches chante des chansons, câline mon bonhomme, lui raconte des histoires… Je profite de ses micro-sieste pour manger un truc rapide, prendre une douche, envoyer des sms à ma sœur. Et 45 minutes plus tard, rebelote : changement de couche, on fait joujou, on fait de la gymnastique…
J’ai quand même cette chance que Bébé dorme la nuit et se couche de plus en plus tôt : on est passé de 23h à 21h, je gagne 2h ce n’est pas rien !
Alors dès qu’il est couché, j’allume mon PC est retrouve en quelque sorte ma vie d’avant ! Je papote avec les copains, je raconte ma vie sur les réseaux sociaux, je glande quoi ! Il faut bien se l’avouer, avoir un bébé ce n’est pas de tout repos, c’est terminer les journées où je pouvais me lever à pas d’heure et rester à glander devant mon ordi, écouter de la musique et me lever si le besoin était intense !

Bref, aujourd’hui je mène une double vie. Le jour je suis une maman à plein temps, je prends pratiquement pas de temps pour moi, tout pour lui, pour son bien être et son développement. Mouais bon, je te vois là toi derrière ton PC… une maman HS c’est pas forcément tip top pour le bonhomme… Mais une maman qui pète un câble parce qu’elle a besoin de temps pour elle, pour respirer, lire, discuter, ce n’est pas bon non plus !
Alors, à moi les courtes nuits, non pas parce que Bébé me réclame mais uniquement parce que j’ai besoin de ça, du temps pour moi !

La seule question que je me pose, c’est : combien de temps vais-je tenir ?!
Parce que dormir 5h par nuit quand j’étais ado, c’est fastoche, mais quand tu es à la veille de tes 30 ans, tu constate que 5h de sommeil parfois c’est pas beaucoup… Allez, bientôt il fera des siestes… ou pas !

La semaine prochaine, je reprends le boulot. Je suis à mon compte et bosse de chez moi. C’est chouette, oui, c’est chouette, mais ma double vie prendra tout son sens !
Maman le jour et chef d’entreprise la nuit !
Heureusement, j’ai prévu le coup, j’ai pris un abonnement à la crèche et mon bonhomme partira à la crèche une journée par semaine et son papa qui ne travaille pas 2 après-midi par semaine s’en occupera pendant que moi je travaillerais !

Je redoute un peu la reprise, et je m’imagine déjà arpentant les rues de mon quartier pour endormir mon fils en écharpe et pouvoir avoir du temps pour bosser ! (on en reparlera de cette écharpe magique !)

Heu… elle est où ma vie sociale ?

1 mois déjà, 1 mois que je passe mes journées avec mon fils : changer les couches, donner à boire, câliner, promener, faire les 100 pas dans la maison pour l’endormir…
1 mois que les seules personnes avec lesquelles j’ai eu une conversation sont : le personnel de la maternité, la caissière du supermarché (genre, bonjour / au revoir), ma sœur et mon père qui sont venu nous rendre visite, et mon mec…

Suis passée voir les copains 2 petites heures, je n’ai le temps d’avoir personne au téléphone…
Je me revois encore écrire mon article sur  » non je ne serais pas qu’une maman… » ouais ouais…

« bonjour, ici le retour à la réalité. Oui, vous ne serez qu’une maman et votre principal sujet de conversation sera votre fils parce que vous n’aurez le temps de ne faire que ça… »

Ha bon, d’accord…

Alors, je l’aime mon fils, je l’adore, je ne suis pas très bien quand je dois m’absenter de la maison, mais purée, je rêve d’une après-midi à avoir un autre sujet de conversation que « il a mangé à quelle heure ? t’as changé sa couche ? ».

 

3 semaines !

Encore 3 semaines et nous rencontrerons notre petit machin. Autant dire que c’est demain !!

3 semaines, je me disais « hoooo c’est bon, j’ai encore le temps de préparer nos valises, de terminer les courses et les lessives ».
Je me disais ça jusqu’au coup de fil de ma frangine qui m’a dit « QUOI ?! Rien n’est encore prêt ?! Non mais tu attends quoi ?! » Moi « heu, y’a encore 3 semaines, j’ai le temps, je fais les choses tranquillement »…
Et elle de me répondre « Heu, maintenant, il peut arriver à n’importe quel moment. Grouille toi de préparer vos affaires… »

3 semaines, c’est rien, mais c’est beaucoup.
3 semaines, c’est le temps qu’il nous reste à l’homme et moi-même de profiter de quelques grasses matinées, de retourner dans nos 2 restos préférés et de nous faire une séance de ciné…
3 semaines, c’est le temps qu’il me reste pour me préparer à cette rencontre, à cette nouvelle vie, de … ouf j’en perds mon souffle !

 

C’est bizarre mais, j’ai la trouille !
Un an pour qu’il arrive ce bonhomme, maintenant plus de 8 moins qu’il grandit tranquillement dans mon ventre, qu’on a créé un lien, qu’on se dit bonjour, qu’il vient se blottir contre ma main…

Pourtant, j’ai la trouille.
Une trouille irrationnelle que (je pense) nous sommes plusieurs à vivre – ou avoir vécu-…

L’accouchement va-t-il bien se passer ?
Allons-nous nous reconnaître ?
Vais-je réussir à me lever la nuit, à toujours être souriante avec lui (même lorsqu’il pleurera beaucoup et fort) ?
Vais-je l’aimer correctement et réussir à le rendre heureux ?
Vais-je réussir à contrôler mes angoisses (déjà présentes) de mort subite du nourrisson ?
Vais-je m’occuper de lui correctement ?

Ces putains de questions qui tournent dans ma tête, qui reviennent régulièrement.
Heureusement, j’ai la chance de partager ma vie avec un homme merveilleux, qui me dit que je ne suis pas seule, que lui aussi sera là, et qu’on sera une équipe bien soudée !

Autant vous le dire, j’ai enregistré ses propos, lui ai fait signer un papier, pour qu’il n’oublie jamais ces paroles !  😉 

 

Je ne veux pas devenir une maman, et oublier ma vie !

Ça non !
Je connais pas mal de femmes, qui après l’arrivée de leurs enfants sont devenues… des mères !

Leur seul sujet de conversation était devenu leur enfant.
Franchement, à cette époque, je m’en foutais royalement, que machin fasse ses premiers pas, qu’il parle, qu’il râle, qu’il pleure… « Oui, oui ma poule, parle, mais t’as pas un autre sujet parce que je m’ennuie moi ?! »
Malheureusement, à cause de ça, j’ai perdu des copines avec qui je m’entendais bien, avec qui l’on discutait de beaucoup de choses, parce que leur vie était centrée uniquement sur leur progéniture.

Bon, j’espère ne vexer personne. Bien entendu, chacune vie sa maternité comme elle l’entend !
Mais, je ne veux pas faire partie de ces femmes qui mettent leur vie de côté pour leurs enfants.

Je trouve cette façon de vivre pas super saine, que ce soit pour l’enfant, la mère et même le conjoint.
Un jour, ce bébé sera grand, et voudra vivre sa vie. Je pense à toutes ces femmes (peut être même certains hommes) qui ont mis leur vie professionnelle ou amoureuse de côté pendant des années pour s’occuper de bébé. Ne voyant leurs vies qu’à travers LUI ! Ses vêtements, sa chambre, les aliments qu’il aime, le temps qu’il veut passer avec elles, les crises de jalousies parce que maman est sortie sans lui…

Un jour, bébé sera grand, quittera le nid, volera de ses propres ailes, et là, pour ces personnes qui ont tout lâché pour leur bambin, il y aura comme un sentiment d’abandon.
Et ces personnes se poseront la question fatidique : « Je fais QUOI maintenant ?! »

Je n’ai pas envie de ça !
1- Je veux prouver à mon enfant qu’en bossant, on y arrive. Qu’on peut faire plein de choses dans la vie, mais qu’il faut se battre.
2- Je veux lui apprendre plein de choses ! Je ne veux pas simplement être celle qui fait à manger, s’occupe de la maison, lui achète ses fringues et qui (par souci d’emploi du temps) fait un boulot qui ne lui plait pas. (bon vous allez dire, en ce moment, on ne fait pas toujours ce qu’on veut, mais ça aussi c’est une preuve de courage, un bon exemple pour son chérubin).

C’est certainement une question d’éducation. J’ai des parents qui ont toujours fait un métier qui leur plaisait, ils ne comptaient pas leurs heures. A mon grand regret (quand j’étais enfant).
Mais en grandissant, j’ai compris que l’on ne peut pas vivre exclusivement pour ses enfants. On ne fait pas d’enfants pour qu’ils restent avec nous, tout contre nous.
Non, on fait des enfants pour qu’ils s’épanouissent, deviennent grands et vivent leur vie.
Et, selon moi, il n’y a pas plus bel exemple que de vivre notre vie, nous aussi.

Bon, je nuancerais évidement en disant que, mon fils, c’est mon fils et que je ferais tout (tout mon possible) pour qu’il soit heureux, et je serais toujours à ses côtés !

Néanmoins, vivre QUE pour lui, faire des choses QUE pour lui, non merci.
Je tiens aux quelques amis que j’ai, je ne veux pas les saouler avec La Vie de Junior. Je ne veux pas connaître uniquement les programmes pour enfants (à la minute près), je ne veux pas uniquement fréquenter les endroits dédiés aux enfants !

Non, non, je veux continuer à faire des choses d’adultes, avec des adultes, d’avoir des conversations d’adultes !

C’est d’ailleurs la raison de ce blog.
Ça me permet de raconter cette nouvelle vie. Parce que, que je le veuille ou non, ma vie change et sera encore plus bouleversée une fois que Bébé sera là.
Et ça permet à mes amis de ne pas trop en entendre parler de cette nouvelle vie.
Je partage, je cloisonne, et pour le moment, ça me va bien !

Devenir maman

Waow ! Bientôt, je serai une maman, une mère, …. bref, un petit machin aura besoin de moi pour grandir, s’éveiller, apprendre, et être apaisé. THE BIG RESPONSABILITY (oui ça, ça ne se dit qu’en anglais).

Franchement, même si le petit machin est bien au chaud, je ressens déjà cette responsabilité. Je prends soin de lui, en évitant de manger n’importe quoi. Je lui donne de l’attention, de l’amour, quand il vient frapper contre mon ventre et que je lui réponds. Je râle, quand il tape dans ma vessie (parce que AÏE quoi !)

Je ne pensais pas que l’on pouvait ressentir ces sensations, des sentiments aussi forts, aussi vite pour LUI.
Ma mère m’avais raconté qu’enceinte, elle avait peur de ne pas m’aimer aussi fort que ma frangine. Pourtant (m’a-t-elle dit) dès ma naissance, elle m’a aimé tout aussi fort.

Alors, moi bêtement, je pensais que cet amour viendrait le jour de la naissance… PAS DU TOUT !

Pour ma part, cet amour est apparu dès la première écho.
Au début, c’était bizarre, on ne voyait pas grand chose… et puis un moment ce petit Être a bougé, a sauté (oui oui sauté), et voilà, le coup de foudre. A cet instant précis, tout a changé, et je l’ai aimé, mon enfant, ma chère, mon sang. Lui, qui nous unira toute notre vie mon amoureux et moi.

 

 

Le premier

Voilà, ça fait un peu plus de 4 mois que je porte un petit être qui grandit petit à petit.

Après trois mois assez compliqués, durant lesquels j’ai beaucoup dormi, et me suis beaucoup renfermée sur moi-même, je suis enfin sortie de mon état d’ermite ! Et c’est tant mieux !

Il s’agit de mon premier enfant, je découvre donc ces sensations propres aux femmes enceintes, mon plus grand bonheur, mais aussi ma plus grande crainte !
Je ne pensais pas me poser autant de questions, m’étant préparé à cette nouvelle vie petit à petit. Je ne pensais pas non plus que j’allais autant flipper pour ce petit être qui grandit au fond de moi.

Ma sage-femme m’a dit un jour « ha mais vous aurez ces craintes toute votre vie, c’est ça d’être maman ! »